• Iaido is a kind of Japanese martial arts.

 

English

Iaido (from Wikipedia, Parenthood: Iaijutsu)

Iaido is a modern Japanese martial art and sport that emphasizes being aware and capable of quickly drawing the sword and responding to a sudden attack.

Iaido is associated with the smooth, controlled movements of drawing the sword from its scabbard (or saya), striking or cutting an opponent, removing blood from the blade, and then replacing the sword in the scabbard.
While beginning practitioners of iaido may start learning with a wooden sword (bokken) depending on the teaching style of a particular instructor, most of the practitioners use the blunt edged sword, called iaitō. Few, more experienced, iaido practitioners use a sharp edged sword (shinken).
Practitioners of iaido are often referred to as iaidoka.

 

Origins of the name

The term ‘iaido’ appear in 1932 and consists of the kanji characters 居 (i), 合 (ai), and 道 (dō). The origin of the first two characters, iai (居合), is believed to come from saying Tsune ni ite, kyū ni awasu, that can be roughly translated as “being constantly (prepared), match/meet (the opposition) immediately”.
Thus the primary emphasis in ‘iai’ is on the psychological state of being present (居). The secondary emphasis is on drawing the sword and responding to the sudden attack as quickly as possible (合).

The last character, 道 (do), is generally translated into English as the way. The term ‘iaido’ approximately translates into English as “the way of mental presence and immediate reaction”, and was popularized by Nakayama Hakudo.

The term emerged from the general trend to replace the suffix -jutsu (術) (“the art of”) with -dō (道) in Japanese martial arts in order to emphasize the philosophical or spiritual aspects of the practice.

 

Purpose of iaido

Iaido encompasses hundreds of styles of swordsmanship, all of which subscribe to non-combative aims and purposes. Iaido is an intrinsic form of Japanese modern budo.

Iaido is a reflection of the morals of the classical warrior and to build a spiritually harmonious person possessed of high intellect, sensitivity, and resolute will. Iaido is for the most part performed solo as an issue of kata, executing changed strategies against single or various fanciful rivals. Every kata starts and finishes with the sword sheathed.

Notwithstanding sword method, it obliges creative ability and fixation to keep up the inclination of a genuine battle and to keep the kata new. Iaidoka are regularly prescribed to practice kendo to safeguard that battling feel; it is normal for high positioning kendoka to hold high rank in iaido and the other way around.

To appropriately perform the kata, iaidoka likewise learn carriage and development, hold and swing. At times iaidoka will practice accomplice kata like kendo or kenjutsu kata. Dissimilar to kendo, iaido is never honed in a free-competing way.

 

Moral and religious influence on iaido

The metaphysical aspects in iaido have been influenced by several philosophical and religious directions. Iaido is a blend of the ethics of Confucianism, methods of Zen, the philosophical Taoism and aspects from bushido.

Seitei-gata techniques

Because iaido is practiced with a weapon, it is almost entirely practiced using solitary forms, or kata performed against one or more imaginary opponents.
Multiple person kata exist within some schools of iaido; consequently, iaidoka usually use bokken for such kata practice. Iaido does include competition in form of kata but does not use sparring of any kind.

Because of this non-fighting aspect, and iaido’s emphasis on precise, controlled, fluid motion, it is sometimes referred to as “moving Zen.”
Most of the styles and schools do not practice tameshigiri, cutting techniques.
A part of iaido is nukitsuke. This is a quick draw of the sword, accomplished by simultaneously drawing the sword from the saya and also moving the saya back in saya-biki.

French

(Source: wikipedia)

 

L’iaidō (居合道) est un art martial d’origine japonaise basé sur l’action de dégainer le sabre et de frapper (de taille ou d’estoc) en un seul geste. Plus exactement, le but est d’exécuter une technique, avant l’adversaire, choisie en fonction du lieu et du contexte de la situation. Tout comme pour les autres budō, cette discipline se focalise principalement sur la perfection des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), l’efficacité technique, quant à elle, devient de plus en plus importante au fur et à mesure que le pratiquant augmente en grade.

Depuis quelques années, certains sensei japonais prônent une démarche plus offensive, dirigée vers un iaidō de « combat », plus proche du iaijutsu.

Description

Le terme iaidō (居合道) est composé de trois kanjis signifiant approximativement :
« vivre », « exister » (居, i),
« harmonie », « union » (合, ai),
« voie » (道, dō).

 

Iaidō peut donc se traduire par « la voie de la vie en harmonie », ou « exister en union avec la voie ». Le préfixe « i » peut aussi être interprété par le chiffre 1, l’unité : « la voie de l’unité de l’individu », en lui-même pour être en harmonie avec soi et avec les autres.

Nakamura Taisaburō hanshi, 10e dan, en dit ceci :

 

« Iai to wa, hito ni kirarezu, hito kirazu. » « Le iai, c’est ne pas tuer les autres et ne pas se faire tuer par eux à la fois. »
« Jiko no renma ni, shuyou no michi. » « L’entraînement, le polissage des aptitudes, la voie de la discipline, c’est se cultiver soi-même. »

 

L’essentiel de la pratique du iaidō consiste en l’apprentissage et l’exécution de katas (séquences de mouvements précis), s’exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario. Ils démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza). Ces formes constituent autant de supports à l’enseignement et permettent la transmission de l’ensemble des techniques d’une école.

 

Ces katas se composent à la base des quatre mêmes étapes :
Dégainer et première coupe : nukitsuke ou nukiuchi ;
Coupe principale : kiri tsuke ou kiri oroshi ;
Nettoyer la lame : chiburi ;
Remettre la lame au fourreau : notō.

 

On distingue aussi une partie importante propre à de nombreux katas selon les écoles : furikabutte, l’action de « brandir le sabre ». De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutées dans certains katas.

 

Ces katas doivent être « habités » par le pratiquant, et induisent des notions fondamentales propres à tous les budō :

 

Zanshin : la vigilance active, le ressenti, la perception de l’environnement ;
Seme : la menace, construction de l’attitude exprimant la capacité de réaction instantanée ;
Netsuke : le regard global, non focalisé, perception visuelle large ;
Kokoro : le cœur, l’esprit, l’audace, l’honnêteté, la sincérité (terme difficilement traduisible).

Histoire

Avant le xxe siècle

Autour de la pratique du sabre des samouraïs existaient deux types de koryū (écoles anciennes) complémentaires, les ken-jutsu ou techniques de maniement du sabre, et les iai-jutsu, techniques consistant à trancher en dégainant. L’iai a été codifié à la fin du xvie siècle par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, et rapidement répandu à travers les écoles traditionnelles. Shigenobu serait le nom d’une personne née à Sagami (actuellement Kanagawa), en Tenmon 17, soit en 1549.
Selon des récits plus anciens, les techniques de Shigenobu ont porté différents noms: hayashisaki, shinmei musō, shin musō, shigenobu. Il existe de nombreuses variations dans la biographie de Shigenobu et il est difficile, parmi tous ces récits, d’établir une certitude. Mais on peut dire qu’ils ont pour point commun de désigner Shigenobu comme celui qui est à l’origine des différents styles de iaido. Parmi ceux-ci, on compte Tamiya Heibei Narimasa (style Tamiya), Katayama Hoki Morinaga Yasu (style Hoki).

 

Le sanctuaire du iai hayashisaki se trouve à Murayama, Yamagata ken.
Miyamoto Musashi créa une koryū, nommée tout d’abord Niken ryū (« École des deux sabres »), puis Niten ryū (« École des deux cieux »), et enfin Niten ichi ryū (« École des deux ciels comme une terre »), mais ayant un style hors du commun (utilisation simultanée de deux sabres, l’un court, l’autre long) et peu d’audience[Quoi ?] auprès de l’empereur.

Son apport tant technique que stratégique (positionnement lors d’attaques multiples, prise en compte du terrain, de l’environnement, des conditions météo) fut considérable pour les kendokas (ou kenshi) et iaidoka modernes. Il fit du bokken une arme à part entière, aussi létale qu’un katana ; il fut le lien entre le combat d’extérieur avec katana et wakisashi ou katana seul et du combat d’intérieur avec uniquement le wakisashi, à cause de l’encombrement du katana trop long pour être efficace dans les demeures du Japon d’alors. Ses duels les plus emblématiques sur une soixantaine au total, sont décrits dans La Pierre et le Sabre et La Parfaite Lumière.

 

Son style, très individuel, s’apparente plus au duel tel qu’on le connaît en Occident (comme au temps du roman de cape et d’épée, de l’escrime et des bretteurs). La survivance de son style est assurée par une lignée de maîtres qui descendent directement des disciples de Musashi. Cette école est la Hyōhō niten ichi ryū (« Première École des deux cieux »). Le hyōhō (« stratégie ») y occupe une place capitale. Elle est dirigée aujourd’hui par le 11e successeur de Miyamoto Musashi, Iwami sōke.

 

xxe siècle

Ce n’est qu’au xxe siècle que le terme iaidō fait son apparition, et devient un art plus philosophique, consacré à la recherche du geste pur et à l’éveil spirituel. Un nom important à citer pour cette évolution est Nakayama Hakudo (entre autres 29e sōke de Musō shinden ryū iaidō, sōke de Shinto musō ryū jodo).
Les katas enseignés par les koryū répertorient les gestes et situations courantes de combat. Leur pratique permet un apprentissage conduisant à une fluidité des mouvements et une réponse rapide dans ces situations de combat.

 

Les deux koryū qui recensent le plus d’élèves dans le monde sont Musō jikiden eishin ryū et Musō shinden ryū. Comme la très grande majorité des écoles d’iai, elles sont issues de hayashizaki ryū, style proposé par le fondateur qui s’est ensuite subdivisé en de multiples koryū. Bien qu’issues d’une seule et même école, les deux enseignements se sont séparés en 1936. Il existe donc également de nombreuses autres koryū actives, certaines n’enseignant que l’iai comme Hoki ryū, d’autres pluri-disciplinaires comme Katori shintō ryū, Suiō-ryū, Take no uchi, Kashima shinto ryū. La tradition de ces koryū s’est perpétuée sans interruption d’enseignement parfois depuis plusieurs siècles.

 

Liste des koryū de iaijutsu de la Nihon Kobudo Kyokai établie par Guy Buyens en février 20094 :
Hayashizaki musō ryū iaijutsu (林崎夢想流居合術)
Musō jikiden eishin-ryū iaijutsu (無雙直傳英信流居合術)
Tamiya-ryū iaijutsu (田宮流居合術)
Suiō-ryū iai kenpō (水鷗流 居合 剣法)
Hoki-ryu iaijutsu (伯耆流 居合術)
Enshin-ryu Iai suemonogiri kenpō (円心流居合据物斬剣法)
Kanshin-ryu iaijutsu (貫心流居合術)
Avec les koryū qui intègrent le iaïjutsu dans leur curriculum :
Kashima shinto-ryū kenjutsu (鹿島新當流剣術)
Tenshin shoden katori shinto-ryū kenjutsu (天真正伝香取神道流剣術)

 

La fédération japonaise de kendo (Zen nihon kendō renmei, dite ZNKR) propose une série de douze katas (formes) nommée zen ken ren iai ou seitei iai. À l’origine, les dirigeants des différentes koryū souhaitaient faire en sorte que leurs cadres acquièrent une certaine pluridisciplinarité. Cette série de katas, provenant de plusieurs koryū, devait permettre — c’était presque un passage obligé à partir du 5e dan — aux pratiquants de haut niveau d’avoir un aperçu du iai.
Aujourd’hui, cette série offre aux pratiquants de kendo et aux débutants dans l’iaidō un ensemble cohérent donnant un aperçu des techniques d’iai sans pour autant s’engager dans une ryū. Il s’agit de révéler un « panorama » des katas anciens.

 

Pour certains puristes, elle est considérée comme un amalgame des divers éléments. Sur la longue durée, les katas d’origines différentes et conçus avec des ambitions différentes perdraient leurs qualités distinctives et de leur richesse plurielle. Il deviendrait difficile de retrouver l’esprit originel qui fait que chaque kata vit pour celui qui tient le sabre.

 

Comportant à sa création, en 1968, sept katas, issus essentiellement des koryū Musō shinden ryū et Musō jikiden eishin ryū, la série s’est enrichie en 1980 de trois formes supplémentaires puis, en 2001, de deux nouvelles. Cette série permet la rencontre des écoles autour d’un style qui, pour « artificiel » et contemporain qu’il soit, est commun à de nombreux pratiquants. Elle offre également la possibilité de passages de grades fédéraux, qui sont les seuls actuellement reconnus par l’International Kendo Federation (IKF) et les ministères nationaux appropriés, comme celui de la Jeunesse et Sports en France (grade reconnu au niveau international par l’IKF).

 

Le iaidō et le iaijutsu

Deux termes sont proposés pour désigner l’enseignement des techniques de sabre depuis le fourreau : le iaidō et le iaijutsu.
Si, en règle générale, le terme iaidō est logiquement préféré pour l’usage courant dans la mesure où, aujourd’hui, toutes les pratiques ont la vocation du dō (de l’épanouissement personnel), la connaissance de cette notion jutsu est essentielle pour la bonne compréhension des écoles historiques, ou koryū pétris par essence de cette notion.

 

Pratiquer Musō shinden ryū (école de iadō) avec l’esprit jutsu n’a pas plus de sens qu’exécuter des katas de Katori shinto ryū (école de iai-jutsu) sans l’idée jutsu, composante essentielle de cette école, leurs katas spécifiques perdant alors une bonne partie de leur substance technique et historique. Le iaidō (de dō, michi, « voie ») insiste sur la fluidité et la justesse du mouvement. Le iaijutsu (de jutsu, « technique ») met l’accent sur la vitesse et le réalisme de la coupe. Respecter ces notions dans la pratique provoque des gestes, des saisies de sabre et des attentions différentes. Le dō privilégie fluidité, esthétique, sobriété, le jutsu justesse et efficacité.

 

De nos jours, la plupart des enseignants admettent cette distinction tout en lui reconnaissant peu de pertinence, car jutsu implique la notion d’efficacité martiale (se débarrasser au plus vite de son ennemi).

 

Enfin, ces koryū, ou écoles anciennes, respectueuses de la tradition et la transmission historique, nomment elles-mêmes leur pratique iai jutsu. De telles résiliences de tradition jutsu qui ne font aucune concession à une quelconque modernité constituent un des principaux dénominateurs communs des budō.

 

Par ailleurs, on constate la même différenciation en judo et jujutsu, jōdō et jojutsu et l’extrême de distance est donnée par les disciplines, qui ont divergé de manière encore plus radicale pour autoriser la compétition. Par exemple, le kenjutsu enseigne comment toucher l’adversaire aux points faibles de l’armure, alors que le kendo accorde des points pour des « touches » aux points forts de celle-ci, sécurisant ainsi les compétitions.

 

Technique

Tenue du sabre

Le sabre se porte et se tient de la même façon que l’on soit droitier ou gaucher. La main droite et la main gauche ont chacune un rôle particulier qui n’est pas directement lié au fait que ce soit la main dominante ou non. Il existe d’ailleurs des sabreurs gauchers : par exemple Saitō Hajime.

 

La coupe en iai est perçue comme rapide car le peu de force apparente que nécessite le retrait du sabre tout au long du saya (ou fourreau) augmente la vitesse. L’iaidō ne nécessite pas ou peu de force, si ce n’est celle nécessaire au maintien du sabre, car la longueur du katana ou shinken (lame d’environ 75 cm) ajoutée à la longueur d’un bras font que l’extrémité de la lame se déplace très vite et c’est cette extrémité (le dernier 1/3) qui sert à trancher. Or, le katana pèse entre 1 et 1,5 kilogramme et se déplace à grande vitesse, il faut donc le maintenir assez fermement pour que l’inertie ne le fasse pas partir.

 

La main exerce une prise « au-dessus » du sabre (le pratiquant est toujours derrière son sabre, seul rempart contre une attaque), les doigts servant au « déroulé » et au maintien; un yakuza ayant failli, se coupait une phalange de l’auriculaire droit en expiation et l’offrait à son patron, il lui devenait donc extrêmement difficile de se battre, ce doigt étant extrêmement important pour saisir un objet (en l’occurrence la poignée du sabre, cependant cela est valable pour tout manche d’outil). Ce rituel d’automutilation se nomme yubitsume.

 

À l’origine, le yubitsume était une coutume des tenanciers de tripots et autres casinos clandestins pour punir un mauvais client (entre autres). Les samouraïs qui jouaient de l’argent craignaient donc le yubitsume, non seulement car il les pénalisait au sabre, mais également parce qu’il exposait leur vice aux yeux de la société, entraînant ainsi une double humiliation.

 

Entrainement

L’entraînement au iaidō peut se qualifier de pratique « individuelle / collective ».
Individuelle car sans partenaire direct, hormis dans la situation virtuelle du kata.
Intellectuellement, c’est principalement un travail approfondi sur la concentration. Physiquement, sous des aspects souvent calmes, l’entraînement — surtout pour les départs en seiza (à genoux) ou tate hiza (un genou au sol, assis sur le talon de la même jambe) — fait intervenir des muscles puissants des jambes — fessiers, adducteurs, psoas iliaque, jumeaux, ischio-jambiers gourmands en énergie —, ainsi que toute la ceinture abdominale, à partir de positions en flexion maximum, et fournit un effort propre à l’endurance et la puissance (force-vitesse).

 

Cette pratique bien menée ne provoque aucun traumatisme et peut se poursuivre sans problème jusqu’à un âge avancé, avec toutefois une réserve pour les genoux. On note en effet que certaines écoles exigent le port de protections de type genouillères, lors de la pratique des katas notamment.

 

Collective, car l’exercice d’apprentissage demande un rythme spécifique pour chaque niveau d’étude et pour chaque école. Ce rythme, ce déploiement collectif d’énergie, appelé ki awase, « porte » le pratiquant, bien au-delà du stade où il aurait arrêté s’il était seul. De plus, l’exercice consistant à suivre exactement le rythme du professeur ou d’un élève avancé, fait partie de l’étude dans l’objectif de la mise en harmonie instantanée indispensable lors d’un duel (i, « unité » et ai, « harmonie »).

Matériel

L’entrainement se fait avec un iaito ou un bokken afin de pas abîmer son katana ou son shinken. En effet, l’utilisation d’un katana peut provoquer un accident chez les débutants (un proverbe japonais prétend que si l’on approche ses doigts du fil d’un katana, ceux-ci seront instantanément découpés…).

 

Le wakizashi et le katana forment le daisho. Le wakizashi est un sabre court manié d’une seule main, il servait d’arme secondaire et sa présence était donc salutaire pendant les mêlées les plus intenses. Dans le Japon médiéval, une fois au corps à corps (moins d’un mètre), un sabre de petite taille était en effet préférable à un grand pour, comme avec une dague, achever un ennemi à terre, viser les points faibles de l’armure et lui trancher la gorge ou le décapiter. Cependant, le iaidō se pratique essentiellement avec un katana.

 

Le keikogi du iaidōka est composé d’un gi en coton, d’un hakama, d’un obi (d’une largeur de 13 à 14 cm) ; on peut porter des tabi. La couleur « historique » est le blanc, couleur du deuil et de la mort au Japon. Beaucoup de iaidōka portent de l’indigo car ils pratiquent également le kendo (la tenue du kendo est indigo).

Le noir est aussi utilisé ainsi que le panachage de ces trois couleurs ; toutefois le gris, le marron, le vert ainsi que les obis rouges et blancs (dans ce cas très larges > 14 cm), sont réservés par tradition aux sensei japonais. La règle étant d’afficher une tenue cohérente (hakama blanc et iaidogi blanc, hakama noir et iaidogi noir, etc.).
Il n’y a aucune notion de grade (kyu et dan) dans le choix des couleurs.

Japanese

 

 

“居合道とは、古武道の抜刀術(居合術)を現代武道化したものである。”(Wikipediaより)

歴史

起源

居合道の源流である抜刀術(居合術)は、戦国時代から江戸時代初期にかけての剣客林崎甚助によって創始されたといわれる。江戸時代には数多くの流派が生まれた。

明治から昭和前期

明治維新後、新政府の政策により居合術は衰微したが、1895年(明治28年)に大日本武徳会が結成され、他の武術と共に居合術も振興が図られた。大日本武徳会は、優れた居合術の演武をした者に精錬証(のち錬士)及び教士、範士の称号を授与した。ただし段位は設けなかった。また、当時は居合道より居合術という呼び方が一般的であり、大日本武徳会では居合術と呼称していた。
1945年(昭和20年)、太平洋戦争で日本が敗戦した後、大日本武徳会は占領軍指令により解散し、日本刀も多くが没収、廃棄された。

昭和後期以降

占領が解除された1952年(昭和27年)、大日本武徳会の事実上の後継団体として全日本剣道連盟が発足したが、全日本剣道連盟は当初剣道のみを所管し、居合道は所管しなかった。そのため無双直伝英信流第20代宗家河野百錬らが、1954年(昭和29年)に全日本居合道連盟を結成した。
1956年(昭和31年)、全日本剣道連盟が居合道部を創設し、全日本居合道連盟との間で合併が議論されたが、意見がまとまらず交渉は決裂した。これにより居合道界は全日本居合道連盟と全日本剣道連盟居合道部に分断された。
1974年(昭和49年)に河野百錬が死去すると、無双直伝英信流宗家の継承争いが起き、全日本居合道連盟から大日本居合道連盟、日本居合道連盟、全国居合道連盟が派生し、居合道の連盟は複数に分裂した。現在、各連盟にほとんど交流はなく、演武大会や段級位審査はそれぞれの連盟が独自に行っている。

流派

各連盟に加盟している流派は、無双直伝英信流及び夢想神伝流が多数を占める。次いで伯耆流、田宮流、無外流等が多い。

技法と特徴

一本目 前

座った状態で、鞘から刀剣を抜き放ち、さらに納刀に至るまでをも含めた技術を、一つの独立した武道と成している国は全世界でも日本のみで、実は非常に稀有なものである。
剣道のような打ち合いや激しい運動ではないため、老若男女を問わず学べる武道でもある。2009年(平成21年)の全日本剣道連盟居合道初段取得者1270人のうち女性は約3割を占める。
また、剣術との相違点は、剣術は初めから互いを敵とした敵対動作から始まる、いわゆる敵との「立合」から始まるのに対し、居合道は主に床の間での想定のような普段の生活の中など、「居」ながらにして敵に「合う(遭遇する)」として形が組まれている点にある。演武では、奉納、作法を意識している点も挙げられる。
抜刀道との相違点は、抜刀道は主に刀を抜いた状態から立ち技で試し斬りを行うが、居合道は主に空間の形稽古を行い、抜き付けとよばれる刀を鞘から抜き放ちながら斬る技術が重視されている。試し斬りは団体にもよるが、頻繁に行うものではなく、一切行わない団体も多い。

服装・用具

道着、袴を着用する。高段者は正装として紋付、仙台平の袴を着用することもある。
初心者は居合刀と呼ばれる模擬刀を使用することが多いが、上級者は真剣を使用する。

段級位制・称号

各連盟において段級位及び称号(範士、教士、錬士)が設けられており、形の演武及び筆記試験を経て授与される。最高段位や受験資格等の規定は連盟によって異なる。全日本剣道連盟の居合道については剣道の段級位制に準ずる。

試合

試合は実際に斬りあうのではなく、段位ごとに、連盟の規定技(全日本居合道連盟刀法、全日本剣道連盟居合などの連盟制定形)や流派の形を演武し、審判員の旗の掲示による多数決や採点で評価することで勝敗を判定する。1964年東京オリンピックの体操競技を見て採点方法のヒントを得た政岡壹實が、居合道普及の一策として考案した。高段位においては勝敗を決めず演武のみになる団体もある。
また、神社などで形を披露する奉納演武を執り行うこともある。試合と異なり儀式的な意味合いが強い。